Mardi 27 décembre 2005 2 27 12 2005 19:56
Partout on dit que les bloggers forment une sorte de communauté à part.
Un monde dans le monde constitué de tous leurs petits mondes.
Je pense que c'est des conneries.
Mais si c'était vrai je suppose quand dans ce monde là aussi il y aurait des traditions et des superstitions.
Et je suis sûre que l'une d'elles dirait un truc du genre "ça porte malheur de poster 2 articles à moins d'une heure d'intervalle le même jour"
Mais je m'en fous je suis une rebelle.
J'emmerde les superstitions et les flans à la vanille.
Et pourquoi je me permets ca?
Parce que je suis assise contre mon radiateur avec mon pétard, le velux au dessus de moi est ouvert et il neige.
Et que de tous ces paramètres il ressort qu'il neige sur moi.
Et que mon pull est trop grand donc j'ai l'épaule gauche à l'air libre.
Et des flocons de neige tombent sur mon épaules gauches et font comme des petites piqures froides et douces qui s'évanouissent à peine on a le temps de leur prêter attention.
Alors on se demande si les flocons sont vraiment là ou si c'est juste une illusion thermique.
Et on tire une latte, on lève la tête et on a le temps de voir un flocon tomber du velux.
Et on est heureux.
Pas vous?
Moi oui...

Amélie Poulain a lancé la mode de l'éloge des petits plaisirs tout simples.
Avec l'espoir que puisque la vie ne nous offre pas le grand bonheur tout rond qu'elle nous promet, au moins les petits plaisirs nous consoleront.

Mais ce n'est pas un petit plaisir.
C'en est un grand un vrai pas en carton.

Et ç'en est un unique.
Parce que je doute qu'un jour il reneige comme ça sur mon épaule gauche.
Mais ça m'est arrivé...

Dans 60 ans, quand je serai vieille, malade, gâteuse et sénile puisque je ne serai pas morte, toutes les nuits dans mon délire j'évoquerai les flocons sur mon épaule.

Vous ne me méritez sûrement pas, et moi non plus, et tout ce qui me rassure c'est la conviction intime que personne ne lira jamais ça jusqu'au bout.
C'est savoir que j'écris pour moi et moi seule, en ayant la conviction que j'adresse ces mots à quelqu'un quelqu'il soit.
Alors qu'au fond de moi je sais que c'est faux.
Et ca me rassure.
Mais j'ai froid...
Par Pixies Girl - Publié dans : driftaway
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Mardi 27 décembre 2005 2 27 12 2005 19:13
Back Home Again...

Je suppose que personne n'a idée du nombre d'articles que j'ai essayé de poster et qui ont été perdus dans les méandres des fausses manips cybernétiques...
J'espère que celui ci sera le bon, j'en ai marre de bosser pour rien dire...

Pour info j'en ai perdu 3 des articles.

Me demandez pas ce que j'y disais, j'ai totalement zappé.
A part pour le dernier.
J'y faisais mon réquisitoire anti Noël annuel.
Je l'ai perdu mais il restera toujours dans mon coeur alors je me ferais pas chier à le retaper.
Ca, c'est dit.

J'aurai beaucoup aimé divaguer des heures durant, emplir vos mémoires attentives des récits rocambolesques de mes frasques adolescentes.

Partager avec vous les fruits de mes réflexions cannabiques éxacerbées par ma tendance naturelle au délire illogique.

Vous raconter comment je suis tombée amoureuse d'un Neutre.

Comment j'ai assisté à l'avant première de la vidéo Wall Street dans la chapelle du lycée Ampère.

J'aurai aimé pouvoir vous expliquer en détail la théorie selon laquelle les skaters sont les seuls parasites à dire "Encore cinq minutes s'il vous plaît...!"

Je vous aurai dit pourquoi le rock'n roll sauvera le monde, et j'aurai ainsi sauvé votre âme.

Nous aurions débattu pendant des heures sur la meilleure chanson, le meilleur album, la meilleure mélodie des Clash.

Puis nous aurions passé le reste de la nuit à chercher tous les groupes qui ont repris le fameux "One, Two, Three, Four!" de Dee Dee Ramone, et on en aurait profité pour cracher la vérité à la face du monde : Chinese Rocks n'a pas été écrite par Johnny Thunder mais par les Ramones.
J'emmerde Johnny Thunder.


Un jour j'ai dit à un pote que si j'avais un chaton je l'appellerais Pete Townshend.
Il a ri et m'a dit qu'il voulait même pas savoir comment j'appellerais mes enfants si j'en avais un jour.
Mais au bout de 30 sec il m'a quand même demandé comment je les appellerai.
Billie, Tommy et Jimi...
Tout ce qu'il a trouvé à dire c'est qu'il coucherai jamais avec moi, même si j'étais la dernière fille sur Terre, parce qu'il voulait pas prendre le risque d'être responsable d'un tel désastre.
Merde.
Moi je rigolais juste.









Don't you worry baby
You won't feel a thing
Close your eyes
Holy Roller Novocaine









Les lecteurs mp3, c'est mignon, c'est sympa, ca se met dans la poche et on écoute sa musique partout.
Evidemment, tout le monde sait ça.
Je sais bien que je suis pas la seule au monde à taper du pied en rythme dans le métro ou à articuler silencieusement des paroles quand je me promène dans la rue.
Je sais qu'une écoute prolongée à trop fort volume peut me rendre sourde, et vous aussi vous le savez.
Mais il y a une chose contre laquelle on ne nous prévient pas.
On ne nous dit pas que si on met trop d'artistes anglais sur son lecteur, on se retrouve avec une listre de 75 The Quelque Chose (The Who, The Rolling Stones, The Black Keys, The Ramones, The Clash, The Beatles, The Velvet Underground, The Et J'en Passe Des Meilleures ...)
Puis quand on se décide à mettre des artistes français dans sa play liste, on découvre la diversité.
Mais c'est de courte durée et de mince envergure.
Très vite c'est X La, Les (La Tordue, Les Svinkels, La Ruda Salska, La Rue Kétanou, Les Elles, Les Ogres de Barback, Les J'en Passe Des Meilleures...)

Si l'herbe est plus verte chez le voisin, elle l'est pas forcément outre Manche (ou Outre Atlantique...)
Par Pixies Girl - Publié dans : driftaway
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Mardi 13 décembre 2005 2 13 12 2005 21:29

Ô rage, ô désespoir, je ne bloggue plus.

De toute façon, tout le monde s'en tape plus ou moins mais moi ca me laisse comme un arrière goût d'inachevé dans la bouche, un peu comme le goût que laisse un malabar à la fraise qu'on a mâché trop longtemps quand on le jette.

 

Et voilà, je me retrouve encore une fois désespérée par les inepties télévisuelles.

Ca manque totalement d'originalité, mais entre le 20h qui nous explique que les émeutes dans les banlieues ont relancé le débat sur l'âge du mariage chez les filles!

Alors primo, vous le voyez où vous le rapport entre un millier de connards qui brûlent des voitures, et une putain de loi misogyne, qui date de l'époque ou une fille enceinte devait obligatoirement se marier (c'est dailleurs pour ca que l'âge minimum de mariage pour les filles est de 15 ans, contre 18 chez les garçons)

Deuxio, je vois bien que ca part d'une bonne intention, empêcher les mariages forcés et nia et nia et nia, mais je vois vraiment pas ce que ca a à foutre là.

Merde où sont passées les vraies féministes?

"MLF, SPA, même combat" (comme disait notre ami Adrien)

Ensuite je me tape Sexy Or Not?.

Superbe émission, basée sur le thème prometteur d'un casting pour la nomination de Mister et Miss Sexy 2006.

Evidemment, ca se passe en France, parce que les Américains peuvent pas avoir le monopole total de la connerie humaine.

Alors c'est vrai c'est marrant, on voit de parfaits légumes défiler en sous vêtements, exhiber leur cellulite et leurs poils aux pattes, leurs tatouages dans le bas du dos et leurs bras maigrelets en essayant de prendre des poses sexy.

J'avoue que ca fait du bien à l'égo de voir qu'on en est pas à ce point là, nous, les intellectuels de haut rang qui se permettent de critiquer le bas peuple, abreuvé de télé réalité et d'ailerons de poulet sauce mexicaine.

Mais ca fait peur de voir ca, merde on dirait qu'être Miss/Mister Sexy 2006 c'est vraiment un but en soi, comme si c'était une sorte de récompense ultime.

 

Et puis y a cette émission sur les chiens

Vous voyez le principe de Super Nanny?

Des parents largués, incapable d'élever leurs gosses, toute une éducation à refaire, Super Nanny arrive pousse un petit coup de gueule et l'affreuse chose qui servait à perpétuer le nom se transforme en enfant modèle (et ce de façon durable garantit la pub, mais sans préciser Satisfait ou Rembourser)

Bon et bah c'est le même principe avec des chiens.

Une psychologue pour chiens (ya pas de sot métier disait ma grand-mère qui n'en pensait pas un mot et moi non plus) s'occupe des toutous des ces messieurs dames, qui n'arrivent pas à gérer cette déferlante d'énergie de rébellion canine.

On va encore me traiter d'animophobe (ce qui n'est pas faux) mais si moi j'étais Super Nanny pour chiens, ca se réglerait par une euthanasie bien sentie (et je n'aurai pas le culot de dire que je ferai la même chose pour les enfants, parce que sinon les gens vont pas aimer)

Ca c'était pour le tour du PAF d'aujourd'hui

"Bref l'amour m'étreint de ses bras incertains et je me sens l'âme d'un gai papillon voletant parmi les vapeurs d'ammoniac appauvri, comme le souffle léger de la nymphe déflorée qui s'endort au doux chant des corbeaux trépanés de la vanité artificielle..."

Par Pixies Girl - Publié dans : driftaway
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Lundi 28 novembre 2005 1 28 11 2005 19:17

Honte à moi j'écoute Greenday.

Mais rien que la phrase "wake me up when september ends" est trop parfaite.

Le reste m'en fous, cette phrase là vaut toutes les autres, tant pis pour les dilettantes.

Puisque j'en suis à parler de mes petites émotions de tous les jours, sachez que l'affice de Trainspotting m'a fait un effet boeuf.

Quand j'étais jeune et encore innocente j'avais lu dans je ne sais quelle revue pour les jeunes et innocentes futures élites qui se cachent au fond de chaque gamin français (genre Science et Vie Junior, le magazine pro pour futurs agrégés de biochimie) que Trainspotting était un film extrêmement choquant même s'il n'y avait qu'un seul mort dedans, et qu'il était donc interdit aux moins de 16 ans.

Evidemment ça m'avait marqué, les détails me marquent toujours, surtout quand ils sont insignifiants.

Donc j'avais classé Trainspotting au panthéon des films pas bien.

Puis un jour, je devais être en 5° ou 4° je crois, j'ai vu l'affiche dans la chambre d'une amie.

Je ne développerai pas sur les tenants et aboutissants de mon amitié avec elle, sur les descriptions psycho-merdiques de son caractère et de son comportement, ca prendrait des pages et jamais je ne toucherai un centième de la totalité du personnage.

Disons juste que c'était ma plus vieille amie, et que marginale et artiste sont les 2 mots qui la décrivent le mieux, mais pris dans leur vrai contexte.

Une fille capable à 14 ans de se barrer de chez elle pendant 6 mois pour faire le tour de France à pied et en stop en donnant de ses nouvelles dans une seule et unique carte postale.

Et elle avait vu Trainspotting à l'époque.

Evidemment quand je lui ai exposé mon point de vue Science et Vie Junoiresque sur la question, elle n'a rien dit, elle m'a juste soutenu que c'était un très bon film, et que j'avais intérêt à sauter sur la première occasion de le regarder.

Plus tard, en seconde, j'avais un pote qui avait recopié la fameuse tirade :

"Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques, choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fix, choisir son petit pavillon, choisir ses amis, choisir son survet' et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie, choisir de s'affaler sur ce putain de canapé, et se lobotomiser aux jeux télé en se bourrant de MacDo, choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais, choisir son avenir, choisir la vie.


Pourquoi je ferai une chose pareil ?


J'ai choisi de ne pas choisir la vie J'ai choisi autre chose, les raisons...

Y' a pas de raison.

On a pas besoin de raison quand on a l'héroïne"

Bref je m'étais décidée à changer d'opinion, un film qui disait des trucs comme ça ne pouvait pas être foncièremement mauvais, et il était inspiré d'un bouquin, ce qui lui donnait une justification quasi divine. (oui je sais Et Si C'Etait Vrai est aussi tiré d'un bouquin, mais y a bouquin et bouquin on ne le rappellera jamais assez)

Donc en début de première, quand on a enfin eu l'adsl j'ai téléchargé le film (je vois d'ici la foule en furie autour de mon bûcher "ouh la vilaine elle a téléchargé un film, brûlons la! L'Etat de Droit vaincra, mort aux délinquants!")

Et j'ai vu le film.

Je l'ai vu, revu jusqu'à comprendre l'humour de la chose, la qualité de l'histoire, voire même la morale, parce qu'on a beau dire, c'est ptet un film de drogués mais y a une morale, implicite mais morale.

Et Trainspotting est rentré au Panthéon des films.

Mort à Science et Vie Junior!

Ah oui puis aussi, chers rares visiteurs (ce qui est rare est cher vous dirai ma Grand Mère qui s'y connait en affaires!) je voulais poser une question disons ... primordiale :

Est ce que le fait que le premier gars que j'avais remarqué dans mon amphi bondé au début de l'année me raccompagne chez moi tous les soirs après les cours constitue une raison suffisante pour trop se la péter auprès de ces petites pétasses significatrices qui considèrent ça comme un scandale qu'on puisse adresser la parole à une filel qui ne se maquille même pas et qui a des trous dans ses pantalons (ne parlons même pas de ses culottes qui dépassent tout le temps tssss!) ?

Give me Novocaïne

Par Pixies Girl - Publié dans : driftaway
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Dimanche 27 novembre 2005 7 27 11 2005 22:12

Quand je suis partie pour "faire mes études" à Lyon, c'était pas vraiment un départ.

Pas un déménagement encore moins un exil, juste un truc comme ça qui doit arriver et puis on rentre quand on veut, c'est pas le Pérou, Lyon.

Mais quand même en partant on savait qu'on quittait quelque chose, des amis dont on savait qu'on les verrai beaucoup moins qu'avant, dont on redoutait qu'on commence à vraiment s'éloigner.

C'est comme ça que deux garçons assez atypiques, du genre caractère et façon de penser qu'on retrouvera pas ailleurs, allié à une sévère envie d'être honnête avec moi, mais trop parfaits pour qu'on soit vraiment trop proche un jour, m'ont donné quelque chose. Pas vraiment un cadeau, pas vraiment une volonté de faire plaisir pour se faire plaisir, juste un petit geste plus ou moins irréfléchi.

Alors comme ça ces deux garçons qui ne se connaissent pas m'ont offert un truc qui sera toujours un lien parce que c'est quelque chose qui fait qu'on s'entend, qu'on partage et qu'on aime ce qu'on fait ensemble.

L'un m'a offert un cd, j'y ai reconnu quelques chansons d'Archive mais certaines sont encore inconnues au bataillon, prétendant que c'était de la musique qui irait bien avec le train.

J'écoute toujours ce cd en pensant à lui et je me dis qu'il faudra que j'aille le voir un de ces week ends pour qu'il me file les noms des chansons que j'ai pas reconnues.

L'autre m'a offert un livre. Paul Eluard. Relié. Il l'avait acheté chez un bouquiniste à Poitiers.

Y a des poèmes mais aussi des bouts de manuscrits et des illustrations et des trucs chiants.

Il est superbe, petit, cuivré roux en cuir tout doux.

Je le lis de temps en temps sur ma fenêtre en fumant une clope, les doigts gelés et les larmes de froid aux yeux. Je pense toujours à lui quand je carresse le livre.

Et je me dis qu'il faudra que j'aille le voir un de ces weekends pour lui rendre la photo de son frère qui servait de marque page.

Je n'ai rien emporté d'autre de mes amis.

Pas de photos, pas de souvenirs, rien.

La seule touche personnelle dans ma chambre, hormis le bordel et les livres éparpillés, c'est une planche de la BD "Pendant les travaux l'exposition continue" par Clarke et je sais pas qui, avec un sourd amnésique, et 2 posters de skate, dont un superbe ou un malheureux skater regarde sa planche couler dans la Seine.

Mais j'ai ce cd et ce livre.

Les deux seules choses qui surpassent toutes les autres : la musique et la "littérature" offertes par deux personnes qui comptent!

Le bédo aura ma peau!

Par Pixies Girl - Publié dans : driftaway
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